TER : ce n’est pas faute d’avoir prévenu

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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’article publié ce jour dans Midi Libre sous le titre « Imbroglio sur un abonnement TER » vient confirmer ce que notre groupe pressentait et dénonçait lors de l’examen de la convention signée par notre Collectivité avec la SNCF pour la période 2018-2025 : augmentation des tarifs, illisibilité des dispositifs, mépris des usagers.

Il met surtout l’accent sur l’improvisation dont s’est rendu coupable l’exécutif régional dans la gestion de ce dossier qui constitue la pierre angulaire de l’une des principales politiques publiques dont la Région est la locomotive. Faute avouée à moitié pardonnée, considère sans doute M. GIBELIN qui reconnaît un « raté ». C’est trop facile.

Plutôt que de mettre en place un véritable réseau régional intégré, Madame DELGA et Monsieur GIBELIN ont opté pour un dépoussiérage aussi maladroit que mal pensé des dispositifs des deux anciens réseaux. Hélas, en matière de mobilité, on ne bâtit pas une politique efficace en se contentant d’additionner et de soustraire.

L’exécutif régional s’est pris les pieds dans le tapis sous lequel il a préalablement glissé les dispositifs existants qui, pour certains d’entre eux, étaient dignes d’intérêt en vue de simplifier une grille tarifaire qui en avait bien besoin, pour être réellement attractive et répondre aux attentes des usagers d’Occitanie.

Si l’exécutif régional n’avait pas confondu vitesse et précipitation, et s’il avait sérieusement consulté les élus de terrain et les usagers, sans doute n’en serions-nous pas là. Mais, avec LIO, les élus régionaux qui comptent décidément pour des prunes n’ont pas eu voix au chapitre. Et ce sont les usagers qui, depuis le 1er juillet, font les frais de ce gros « raté ».

 

Christophe RIVENQ

Conseiller Régional d’Occitanie

Président du Groupe UEDC