Label IDEX : La Région LRMP échoue

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Toulouse exclue de l’IDEX. Cette décision, rendue par un jury international, va être lourde de conséquences pour le monde universitaire toulousain, mais aussi pour l’enseignement supérieur en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Après l’échec montpelliérain, le couperet est à nouveau tombé, l’Université Fédérale de Toulouse, après une période d’essai de 3 ans, s’est vue retirée le label IDEX. Ce label Initiatives d’Excellence est le sésame permettant aux détenteurs d’enclencher une nouvelle dynamique pour se hisser parmi les pôles d’enseignement supérieur les plus attractifs – comprenant des laboratoires d’excellence et des formations innovantes – et d’établir une assise sur la scène mondiale.

Concrètement, le retrait de l’IDEX revient à perdre une partie des 750 millions d’euros de dotation pour l’ensemble des sites labellisés, mais aussi à tirer un trait sur 25 millions d’euros d’intérêts annuels et près d’une centaine emplois. C’est un échec retentissant pour les personnes en charge de ce dossier. Alors que Madame Barthet, présidente de l’Université Fédérale de Toulouse, Conseillère Régionale et coordinatrice du projet de l’IDEX tente de se dédouaner, y compris en rejetant la responsabilité de l’échec sur l’Etat qui a suivi la décision du jury, c’est l’ensemble du monde universitaire qui va en payer les frais !

Les acteurs de ce dossier ont-ils réellement pris la mesure des enjeux ? Ont-ils compris la singularité du défi que représente la défense d’un dossier devant un jury international et indépendant face auquel le copinage politique ne fonctionne plus ?

Les élus de la droite et du centre avaient déjà fait part, sous le précédent mandat, de leurs inquiétudes quant à la gestion de ce dossier.

Le groupe UEDC questionnera à nouveau l’exécutif, ce jeudi lors des commissions sectorielles du Conseil Régional, dont deux des principaux protagonistes sont actuellement élus régionaux: Marie-France Barthet, également présidente de la Commission Enseignement supérieur et recherche et Bertrand Monthubert, ancien président de l’Université Paul Sabatier, dont la gestion financière a été épinglée en juin 2015 par l’autorité de contrôle de l’Enseignement supérieur.